Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19 mai 2006

Photo du Papillon Demi-Deuil reprise sur le site L'Internaute

Hébergement gratuit avec Mezimages.com

Cette nouvelle vous laissera naturellement plus de marbre que moi car quelle ne fût pas ma surprise et ma joie de découvrir une de mes photos, celle du Papillon Demi-Deuil commentée sur ce blog, en illustration d'un article sur internet ! Elle est éditée par le portail L'Internaute dans sa rubrique "Photo" ! Bien sûr, d'autres photographes en herbe illustrent cet article et ce n'est pas tout à fait un hasard si j'y suis puisque je dépose de temps en temps des photos sur leur site ; mais tout de même !

Cà me fait d'autant plus plaisir que ma photo illustre un article pour apprendre aux débutants à mieux photographier alors que l'objet de mes propres photos commentées est aussi de donner quelques bons conseils.

L'article en question s'intitule "8 astuces pour réussir vos photos de proximité" et il est accessible ici.

Ok, c'est également bon pour mon égo mais après quoi, on est humain, alors pourquoi bouder son plaisir ?! ;-)
Tiens, pour la peine, on peut y accéder directement !!! ;-)))

05 avril 2006

Papillon Demi-Deuil

medium_2_Papillon Demi-Deuil.jpg



En cette belle journée de printemps, je me promène dans le sud de l'Essonne, à travers champs, lorsque je débouche sur une terre en jachère.
Il y a là une profusion de graminées dont les tiges montent jusqu'à 1m du sol et quelques centaurées dont la couleur mauve tranche avec le vert-paille des hautes herbes.
Je me dis que cette scène forme une belle composition pour une photographie d'insectes. En effet, le fond est clair, uni ; rien d'autre que cette fleur, accrocheuse, ne peut attirer le regard dans l'image que je compose mentalement.

Maintenant, il me reste à patienter en attendant qu'un des papillons qui virevoltent au dessus des herbes veuille bien faire de cette fleur son repas.
J'ai posé mon trépied, monté un objectif 105mm à une ouverture moyenne (5,6-8) afin que l'arrière-plan soit présent sans perturber la lecture du 1er plan. Et j'attends ...

Il aura tout de même fallu une demi-heure pour qu'un papillon daigne se poser sur la fleur et se décide à en goûter le nectar ! D'autres avant lui s'étaient bien posés, mais sans cette intention d'y rester un moment : leurs ailes pousuivaient leur battement et chaque mouvement agitait la fleur en tous sens.
A une vitesse de 1/60em, je pouvais espérer les saisir, mais je craignais que la netteté ne soit que relative. Et puis ce que j'attendais vraiment, c'est ce moment où le papillon s'apaise et prend son temps.
En regardant la , il se dégage une impression de sérénité car le décor est en place et l'artiste, en scène, nous dévoile sa beauté, sans artifice.

Le petit plus est formé par le bouton d'une deuxième centaurée, au second plan, et par les lignes fuyantes des hautes herbes. Ces 2 détails viennent occuper l'espace laissé volontairement vide à droite, le but étant de faire "respirer" l'image.
Ces détails, je les attendais avec fébrilité au développement car trop présents et ils faisaient perdre de la force à la partie gauche de l'image ; trop absent et le regard, après s'être posé sur le papillon s'évadait du cadre par la droite.


Boîtier Minolta 9Xi
Objectif Sigma 105mm f2.8
Accessoire : filtre polarisant
Pellicule Sensia 100ASA (diapo)

Philippe Piquot

Creative Commons License
Ce/tte création est mis/e à disposition sous un contrat Creative Commons.

30 mars 2006

Phare de la Pointe d'Agon au couchant

medium_1_Phare au couchant.jpg



La Pointe d’Agon, pour ceux qui ne la connaissent pas, est une bande de terre - plutôt une bande de dunes – qui se referme sur l’estuaire de la Sienne, une rivière qui se jette dans La Manche entre les villes de Coutainville et de Régnéville. C’est ce qu’on appelle un « havre », parce que la rivière, à son embouchure, se déploie majestueusement, toute protégée qu’elle est des assauts de la mer.
Il n’y a qu’une vingtaine de havres en France et presque tous (une quinzaine) sont concentrés sur cette bande de littoral qu’offre le Cotentin sur sa partie ouest. C’est un magnifique paysage et un très beau spectacle sans cesse renouvelé par le va et vient des marées et la course folle des nuages remontant de l’Atlantique.
Ce rivage, qui est constitué de grandes plages sauvages plutôt que de récifs, se doit néanmoins d’être indiqué aux embarcations qui croisent au large la nuit ou par gros temps. C’est le rôle de ce phare, sentinelle solitaire posée sur les dunes et qui marque, par sa présence, l’unique relief de la côte en cet endroit.

Cette a été prise à la fin du mois d’août 2003, ce fameux mois de canicule. La région a connu alors quelques violents orages qui ont nettoyé le ciel des impuretés accumulées pendant les heures les plus chaudes et l’ont rendu, l’espace d’un moment, plus cristallin.

Lorsque j’ai vu le soleil descendre sur la crête des dunes, j’étais loin de là, occupé à prendre des photos de l’estuaire vers l’intérieur des terres. Pressentant que cet instant serait flamboyant, j’ai vivement regroupé mes affaires, cavalé à travers les dunes pour me rapprocher du phare et cherché un endroit qui me permettrait d’avoir le soleil dans l’axe de la lentille de fresnel.
Mon idée était bien sûr de donner l’illusion que la lumière émanait du phare, plus que du soleil, tout en bénéficiant d’un effet de contre-jour qui le ferait apparaître en ombre chinoise.
L’effet me semble réussit, mais, comme bien souvent, je dois la réussite de cette image aux flamboyantes couleurs déployées ce soir là par le soleil couchant, et, comme une cerise sur le gâteau, à la présence tranquille de 2 promeneurs dont la silhouette se découpe en contrepoint du phare.

Bien sûr, j’ai pris plusieurs clichés de cette scène. 15 secondes avant et la lumière était trop fade. 15 secondes après et il ne m’était plus possible de trouver un endroit dans le bon axe !
Enfin, cette photo, qui a été réalisée avec un 105mm ne rendait pas grand-chose au grand-angle (18-35mm) car le ciel, ou le sol, prenaient bien trop d’espace et ne permettaient pas de trouver une accroche suffisante au regard.

Mon souvenir, en regardant cette photo, est donc celui d’un moment d’émerveillement devant la beauté du ciel à cette heure, d’un moment d’émerveillement si fugace et pourtant tellement durable …

Photo réalisée avec un boîtier Minolta 9Xi et un objectif Sigma 105mm f2.8
Pellicule : Sensia 100ASA (diapo)
Accessoire : filtre polarisant

Philippe Piquot

PS : voici quelques liens utiles pour celles et ceux qui souhaiteraient en apprendre plus sur ce lieu.

Le site de la ville la plus proche :
http://www.coutainville.com/
Du conservatoire du Littoral :
http://www.conservatoire-du-littoral.fr/front/process/Con...
D’un autre photographe de ces lieux, dont les photos m’ont séduites :
http://claude.schemali.free.fr/Cotentin/index.htm

Creative Commons License
Ce/tte création est mis/e à disposition sous un contrat Creative Commons.