Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31 mai 2006

Nuages de plomb sur le Mont

Voilà bien 2 semaines que je n'avais pas publié de photo commentée. C'est qu'il y a eu quelques nouveautés entre temps, comme ce reportage sur la mise en liberté de poneys highland sur les îles d'un bassin de retenue à Saulx Les Chartreux (près de mon ex-chez moi quand ze n'était qu'un nenfant ;-))
Maintenant, çà rentre dans l'ordre et je vais reprendre le rythme. Par contre, pour une fois (et ce ne sera pas la dernière), il ne s'agit pas d'une diapositive mais d'une simple photo prise avec un compact numérique, mon fidèle Canon Ixus 50. Pas hyper top mais tellement plus discret et pratique !
@+

medium_Mt St Michel_mai 2005_Ixus 50.3.jpg


La photographie de paysage, avec le portrait, est sans doute le thème le plus fréquent chez les photographes amateurs. Dès lors, pour les plus exigeants se pose rapidement la question de la différenciation avec la masse de photographies accessible au grand public sur ce vaste thème … et les 1ers découragements ! Effectivement, n’êtes-vous pas en admiration devant les magnifiques prises de vues aériennes de Yann Arthus Bertrand ? Devant les reportages publiés dans les revues Géo, Terre Sauvage, National Geographic ou autres ? Ne vous êtes-vous jamais inspirés des cartes postales pour réaliser de belles images de vos lieux de vacances en espérant faire au moins aussi bien ?

Vous, je ne sais pas, mais moi, je suis passé par là et j’ai cherché … et je cherche encore à trouver le moyen d’étonner, de susciter des émotions, des réactions au moins, devant mes photos.

La solution la plus évidente est sans doute d’aborder un site connu sous un angle nouveau ; du moins pas trop rabâché, et d’attendre qu’il se passe quelque chose.

Le Mont a été photographié sous tous les angles, par tous les temps, mais les images les plus connues, qui font presque partie de notre inconscient, sont certainement celles où on le voit cerné par les eaux lors des grandes marées, où on le voit perdu au milieu des terres avec quelques moutons devant, et enfin en gros plan, avec son mur d’enceinte qui vous fait face, surmonté par de lourdes maisons en granit, elles-mêmes dominées par une puissante abbaye couronnée d’une flèche d’or.

Dès lors, la chose la plus urgente à faire est d’oublier ces clichés, sauf à vouloir montrer qu’on peut en faire autant, et à explorer les environs en commençant par les endroits que les touristes sont les moins nombreux à fréquenter ! Idiot me direz-vous ? Les touristes sont des gens avisés qui vont précisément là où il y a le plus à voir ? Que nenni ! Le touriste est toujours de passage et n’a que faire de perdre son temps à visiter au hasard ; il lit des ouvrages touristiques, suit les conseils de guides et, bon an mal an, suit les traces de tous ses précédents congénères.
Dès lors, vous serez très malin d’éviter d’en faire autant … pour peu que seule l’Image avec un grand I vous inspire et vous console de ne pouvoir raconter à votre retour ce que tout le monde attend de vous.

Partant de là, il existe donc un point de vue du Mont Saint Michel que seuls quelques courageux découvrent chaque année, en enlevant leurs godillots, en acceptant de patauger dans la vase et en bravant les légendaires sables mouvants de la baie : celui qui s’offre au promeneur traversant la baie à pied (ou à cheval) depuis la Pointe du Grouin ou depuis la plage du village de Genet, afin de surprendre le Mont par derrière.

Ce qui s’offre alors à vos yeux ébahis, ce ne sont pas les polders, dont toutes les revues vous feront un long article, car vous êtes sur le sable le temps de la basse marée ; ce ne sont pas plus les imposantes murailles et la grande abbaye car vous êtes encore trop loin du Mont, tout là bas au fond de la baie ; mais une étonnante montagne qui se dresse dans un univers d’une désolante platitude.
Là, déjà, vous sentez que vous tenez ce fameux nouvel angle … ne reste plus qu’il se passe quelque chose. Facile me direz-vous ? Asseyons-nous et attendons ! Ben non ! Trop facile justement …

Allons allons, je vais être sympa avec vous et vous donner la recette, encore que votre sagacité vous l’aura fait deviner j’en suis sûr : partez un jour de pluie ; plus précisément, partez un jour où on annonce un déluge ! Pas n’importe lequel, bien sûr … un déluge de fin du monde, une tempête en somme ! En plus, soyez rassurés : au bord de mer le soleil reparaît souvent après la pluie ; c’est un microclimat propre au littoral ; mais bon, ce n’est pas notre sujet ! Un dé-lu-ge vous ais-je dis ! Propre à recréer instantanément les flots qui se sont retirés si loin.

Regardez à nouveau cette photo ... et vous aurez l’explication d’un ciel si noir … en même temps que la satisfaction d’une image originale si vous y êtes à votre tour !

En plus, une fois arrivé au Mont, trempé, détrempé, glacé jusqu’aux os, les pieds boueux, collants de vase, vous apprécierez encore plus les petits plaisirs d’un chocolat ou d’un thé chaud. Mais surtout, vous ne prêterez aucune attention aux jaloux qui vous demanderont comment vous avez pu protéger votre appareil pendant le déluge que suggère votre photo … aucune attention ! Après tout, comment peuvent-ils comprendre qu’une photo pareille n’a pas de prix ... et qu'on ferait tout pour un chocolat chaud au Mont Saint Michel ?!


Philippe Piquot


Boîtier : Canon Ixus 50 (bé oui, pas plus ...)

Toutes les infos sur le Mont, la Baie etc sur le site wikipédia

Creative Commons License
Ce/tte création est mis/e à disposition sous un contrat Creative Commons.

26 mai 2006

Progression ...

Voici un nouveau tryptique, presque enfantin tant la succession des photos est simple à comprendre.

Il s'agit ni plus ni moins que de montrer les changements de sujets qu'entraîne une modification de la focale depuis un même point de vue (regardez aussi les titres qui accompagnent les photos).
Et de montrer de belles couleurs dignes d'un beau printemps (qui peut mieux faire soit dit en passant), rien que pour le plaisir des yeux !

Si vous deviez n'en choisir qu'une parmi les 3, laquelle serait-ce ? ah : et si vous pouviez me dire pourquoi ?! ;-)

Banque de France, Place du Général Catroux

medium_4a_place-du-gal-catroux.jpg

Massifs de fleurs devant la Banque de France

medium_4b_place-du-gal-catroux-et-.jpg

Azalée

medium_4c_azalee.jpg

23 mai 2006

Poneys Highland, l'article du Parisien

L'édition de l'Essonne du journal Le Parisien était présente samedi pour couvrir cet événement local. Si vous n'avez pas pû le lire lors de sa parution lundi 22 mai, vous aurez une seconde chance puisque le voici :



Merci au journal et au journaliste, Nicolas Jacquard, de nous autoriser à le diffuser.
En prime, vous apprendrez qu'un projet similaire de pastoralisme avait déjà été mené à Verrières le Buisson. les ruminants étaient cette fois des génisses et non des poneys.

Pour information, la photo qui a été retenue pour illustrer l'article est celle-ci :

medium_photo_dans_le_parisien.jpg



Ce n'est qu'une partie de l'image originale et je n'étais pas sûr de l'avoir bien reconnue moi-même. Voici donc la photo entière ... très différente ! En effet, le sujet est plus global puisque la présence des poneys n'apparait que comme la justification d'un événement officiel, symbolisé par ce ruban tricolore qu'un maire s'apprête à couper.

medium_17_entree-officielle-des-po.jpg




Là, je reprends ma plume de "bloggeur" passionné de photo et désireux d'expliquer l'instant décisif comme l'appelait ainsi Henri cartier-Bresson :

Il est intéressant de noter ce que signifie la partie sélectionnée de l'image :
On voit 2 poneys et une foule massée derrière. Celà situe le sujet principal, les poneys, et ce qui justifie la présence d'un journal d'actualité : l'événement symbolisé par la foule.

Les autres photos que j'avais transmises au journaliste n'avaient sans doute pas la même "puissance évocatrice" de cet événement local. En effet, elles portaient un autre message que celui de 2 poneys qui sont introduits en grande pompe sur un bassin de rétention.

Jugez-en vous même ... Une dernière remarque avant les photos : la dimension du lieu, le bassin, qui est pourtant essentiel puisque c'est elle qui justifie la présence des poneys, n'est pas suffisamment présente sur l'image qui est publiée. Comme quoi le choix d'une photo pour illustrer un article n'est pas si simple et peut parfois défier les "pronostics" du photographe et des personnes présentes pendant l'événement ! ;-)

Voici donc les autres photos proposées :










22 mai 2006

Poneys Highland, suite ...

C'est la veille de leur remise en liberté sur le bassin, que les poneys ont été "livrés" par leur éleveur à Manuel Menot, l'initiateur du projet.
Aurélie Paindavoine, chargée de mission pour l'Association NaturEssonne, était présente. Voici ses photos :
(avouez que son nom était bien trouvé ! ;-)

medium_dscn7243.jpg

L'arrivée après un voyage qui les a mené de la Creuse à Saulx Les Chartreux.

medium_poneys_jacky_and_wife_et_manuel.jpg

(Ourga de Tournessac en 1er plan, puis à droite Manuel Menot, Jacky Prieur et sa femme)

medium_les_poneys_highland_ne_craignent_pas_l_eau.jpg

Le temps était partagé entre grand soleil et grosses averses. Heureusement, les Highland sont fait pour les climats rudes ; rappelons qu'ils sont originaire d'Ecosse, pays où il ne pleut bien sûr jamais ... ;-)

****************

Comme vous pouvez le lire dans la partie de la note de la veille intitulée "génèse d'un projet", les acteurs sont nombreux.
Voici un petit témoignage de l'un d'entre eux, Aurélie Paindavoine.

Aurélie est arrivée à l'association NaturEssonne il y a à peu près un an. Elle a réalisé l'état zéro des îles : pour assurer un suivi de l'action de pâturage, il était en effet nécessaire de réactualiser les données botaniques. Cet inventaire avait déjà été fait en 2002, mais comme le projet de pastoralisme a subit un gros retard, il fallait le réactualiser.
Des réunions régulières ont ensuite été faites en mairie de Saulx Les Chartreux en présence d'autres acteurs parmi lesquels le SIPE (Syndicat Intercommunal du Plan d'Eau), Mme Notot et NaturEssonne.
Ces réunions ont permis de concrétiser la démarche de pastoralisme. les îles et la zone d'hivernage ont pû être préparées (installation des poteaux, clotûre électrique ...) par le SIPE sur les conseils de NaturEssonne et de Mme Notot.
La recherche des poneys a été effectuée par Manuel Menot, la convention signée par les partenaires et une procédure a été adoptée pour s'occuper d'eux en cas de crue (ils nagent très bien mais tout de même ;-)
Tous ces éléments étaient indispensables à l'arrivée des poneys.
Désormais le bassin sera surveillé pour les retirer en cas de crue ; le reste du temps, ils gèreront le milieu tout seul ... disons qu'ils brouteront le milieu, mais avec parcimonie étant donné la superficie des îles.
Dans le futur, des zones de pâturage seront crées afin de gérer de manière plus détaillée certaines zones ayant une plus grande valeur au regard des espèces inventoriées dessus.

****************

Si dans le futur d'autres acteurs de ce projet veulent s'exprimer sur leur action, ils auront ici une tribune libre, ce travail accompli pouvant désormais aider ou inciter d'autres actions en faveur du respect et du développement de la biodiversité.

21 mai 2006

Des poneys Highland sur le plan d'eau de Saulx Les Chartreux

Cette note vient pour compléter l'album intitulé "Poneys sur la Bassin de Saulx".
En effet, il m'a semblé utile d'en dire un peu plus sur ce projet et sur les efforts et le temps nécessaires pour qu'il passe de l'état d'une simple idée à celui d'une action concrète.

Pour visualiser les commentaires de chacune des photos de l'album, il faut cliquer sur la 1ere et faire ensuite "suivant".



*****************************

Genèse d’un projet

Le contexte : un bassin artificiel de retenue d’eau à seulement 18km de Paris

En 1985, un bassin de retenue d’eau est creusé à Saulx Les Chartreux (91) pour collecter les eaux de débordement de l’Yvette et empêcher ainsi les inondations en aval de son cours. Ce bassin est creusé dans une prairie humide, inondée naturellement lors des crues de cette rivière. Il a donc pour but de démultiplier le volume d’eau détournable de l’Yvette.


L’idée d’y introduire des poneys

Cette idée est venue quelques années plus tard à un proche résidant du Bassin, sensibilisé aux questions environnementales, en constatant qu’il existait un décalage entre la richesse du biotope de ce Bassin, pourtant artificiel, et la manière de l’entretenir, peu respectueuse de cette richesse.

Le constat : un milieu naturel riche et des méthodes d’entretien qui l’appauvrissent

Ce résident, Manuel Menot, fait partie d’une petite association de défense et de protection de la nature, la SEPNE, qui deviendra plus tard NaturEssonne. En se promenant sur le bassin, il constate l’existence de nombreuses espèces florales, d’oiseaux locaux et migrateurs, de reptiles et de batraciens.
Hélas, les méthodes d’entretien mettent en péril ce milieu riche et varié car elles n’y sont pas adaptées.
Voici quelques exemples d’espèces rares à assez rares qu’il trouve sur le plan d’eau :
De la « laîche des renards », de la « laitue vireuse », des « bouscarles de Cetti » (passereau), des pies grièches écorcheuses, des bécassines des marais, des martins pêcheurs, des fuligules morillons (canards migrateurs), des sarcelles d’hivers, des couleuvres à collier, orvets communs etc etc
Des inventaires détaillés réalisés par la suite par l’Association permettront de relever la présence de 190 espèces d’oiseaux sur le bassin parmi lesquels 5 espèces se trouvent sur la liste rouge des oiseaux de France et de 122 espèces floristiques parmi lesquelles 15 sont de valeur patrimoniale. Cet inventaire reste encore à faire pour les mammifères, les reptiles et les batraciens.

Objectif d’un bassin de collecte des eaux et entretien
Le critère principal pour l’aménagement du bassin est d’empêcher toute entrave à la libre circulation des eaux en cas de crue. Cela implique un fauchage régulier. Mais faucher une zone de 50 hectares n’est imaginable à l’époque qu’avec des engins mécaniques. Le choix est donc fait du gyrobroyage.

Effets du gyrobroyage sur l’environnement

Cette technique que l’on peut voir sur les bords des routes consiste à faire passer à ras du sol des lames qui vont couper et broyer en même temps les herbes, ce qui permet d’aller vite et de laisser sur place les déchets réduits à l’état de poudres.
Seulement l’impact sur l’environnement est agressif : les petits mammifères et les reptiles n’ont pas de moyen de s’enfuir et sont tués ou broyés, au mieux blessés.
Lorsque les fauchages ont lieu en période de nidification des oiseaux migrateurs, leurs nids, qui sont construits à même le sol, sont eux aussi détruits.
De plus le bruits important occasionné par ces engins a tendance à faire fuir les oiseaux et à les décourager de nidifier.
Enfin, la matière qui est laissée sur place entraîne des modifications de la composition du sol car elle provoque une augmentation du taux d’azote favorisée par le taux de matières organiques. Cette modification favorise la croissance de plantes communes telle que l’ortie en même temps qu’elle réduit la présence de plantes plus rares, ainsi que leur diversité.

Les acteurs de ce milieu se parlent et s’entendent
Le Syndicat Intercommunal d’Aménagement Hydraulique de la Vallée de l’Yvette (SIAHVY), qui a crée ce bassin de retenue répond à des exigences d’efficacité et de rentabilité pour son entretien.
NaturEssonne y voit par contre un écosystème riche et fragile qu’il s’agit de préserver et qui permet en plus de sensibiliser le public à la beauté et au respect de son proche environnement. C’est dans ce but que Mr Menot, au nom de NaturEssonne, organise des visites du bassin et de son milieu naturel depuis la fin des années 80. Entre 1987 et 2001, 2200 personnes ont assisté à ces visites.
Cet intérêt du public et du milieu scolaire, puisque des visites sont également réalisées pour les classes des écoles environnantes, permet de faire prendre conscience au Syndicat de l’Yvette que le plan d’eaux est bien plus qu’un simple bassin de rétention des eaux de crues.
Il accepte donc que cette association détermine les périodes et la manière de faucher.

L’idée du pastoralisme était née

Le syndicat modifie d’abord sa technique de fauchage en faisant passer les lames à quelques centimètres du sol pour épargner les petits mammifères et les reptiles. Les fauchages respectent aussi les périodes de nidification. Mais ce n’est pas suffisant. Une seule méthode permet de concilier l’exigence de fauchage avec le respect de l’environnement : l’introduction dans ce milieu d’herbivores, ce qu’on appelle le pastoralisme.
Pour le bassin, on parlera de pastoralisme extensif. En effet, il faut maintenir un délicat équilibre entre l'action des animaux et celle du milieu naturel. Avec 2 poneys, la pression de pâturage sera faible par rapport à la surface pâturée. Poneys et milieu naturel, chacun pourra effectuer son cycle de développement tandis que les 2 contraintes du bassin seront respectées : assurer le fauchage pour permettre le bon écoulement des eaux en cas de remplissage et maintenir la biodiversité.

Quelques dates d’un projet compliqué et long à mettre en place

En 1995 paraît un rapport sur le projet de classement du bassin de Saulx en réserve naturelle par le SIAHVY.
L’Association se bât également pour classer ce site, lequel devient une « Réserve Naturelle Volontaire » en 1998 grâce notamment aux inventaires.
Ce classement entraîne l’obligation d’un plan de gestion par le propriétaire qui soit respectueux de la biodiversité et de la valeur du site (d’une durée de 6 ans renouvelables et qui réunit tous les partenaires).
Ce plan est déjà rédigé depuis 1998 par Manuel Menot.
Le 6 mars 2000, le rapport de faisabilité est validé.


Difficultés légales

Le Syndicat de l’Yvette n’étant pas mandaté pour une autre action que l’aménagement du bassin et de ses berges dans le but d’y accueillir les eaux des crues, il lui faut créer une nouvelle structure pour appliquer le plan de gestion.
En effet, de nouvelles questions s’imposent : Comment retirer des animaux à temps en cas d’inondation du bassin ? C’est un gros risque à prendre. Comment les protéger d’actes répréhensibles ? (vols ou agressions)
La réponse à ces questions, à d’autres, et la prise de responsabilités sera confiée à une nouvelle structure crée pour l’occasion, le Syndicat Intercommunal du Plan d’Eau (SIPE). Celui-ci confie la gestion opérationnelle de cet écosystème à NaturEssonne.

De nouveaux relais d’action
Dans le même temps l’association poursuit son travail de sensibilisation du public en alertant les hommes politiques locaux. Dans un contexte où les questions environnementales sont de plus en plus présentes dans les débats politiques et dans la presse, NaturEssonne trouve un écho dans la personne de Mr Nevers.
Tour à tour Maire de Villebon, une commune voisine, Président du SIAHVY, Conseiller général, régional, et Député, Mr Nevers est séduit par le projet et le soutient.
En 2002, le Conseil Régional lance un concours en matière d’environnement et s’engage à doter les 3 meilleurs d'un budget. 32 projets sont déposés. Le projet de pastoralisme sur le Plan d’Eau de Saulx arrive 1er et se voit doter de 150.000 francs (23k€).

Irréversibilité du projet
L’existence d’un budget permettant d’acheter des animaux et de protéger le site (enclos, barrières électriques, portail pour fermer l’accès aux îles du bassin), ainsi que le vote par la sous-préfecture de la faisabilité du projet de pastoralisme entraîne son irréversibilité. En effet, l’Etat le soutient désormais par l’entremise de la DIREN (Direction Régionale pour l’Environnement).
Le plan de gestion du bassin doit désormais s’appliquer à l’horizon du printemps 2003.

Difficultés administratives
Hélas, le principal soutient politique de ce projet, Mr Nevers, disparaît brutalement. L’avancement du projet s’en trouve fortement ralenti puisqu’il était jusqu’alors toujours présent pour mettre la pression sur les hommes ou les administrations qui prenaient un peu trop de temps pour passer aux étapes suivantes.

Le 20 mai 2006 : l’aboutissement du projet
Finalement, c’est à peu près 15 années après l’idée de faucher le bassin par des moyens naturels que cette gestion débute par l’introduction de 2 poneys Highland sur les îles du bassin déjà aménagées et protégées par le SIPE.

Pourquoi des poneys ?
D’abord, il est plus difficile de tuer ou de voler des poneys, relativement sauvages de surcroît que des moutons.
Ensuite, le poney Highland, originaire d’Ecosse, est très rustique, économique et d’une grande longévité.
Enfin, le site étant très apprécié du public et du milieu scolaire, un poney crée un attachement bien supérieur à un mouton ou à une vache et incarnera plus naturellement cette idée du respect à apporter à son environnement.

Qui sont-ils ?
Flore des Falises a une robe bai clair et a 13 ans. Elle est donc en pleine maturité puisque les poneys Highland peuvent vivre jusqu’à 30 ans.
Ourga de Tounessac n’a que 4 ans mais elle a pourtant déjà atteint son stade de développement adulte.

D’où viennent-ils ?
Leur Eleveur est Monsieur Jacky PRIEUR, ici présent avec la barbe
Domaine de Tournessac

23270 BETETE
Tel/fax : 05 55 80 89 29
Cet éleveur a 40 ans d’expérience de la race des Highlands et exerce son métier avec autant de passion que de sérieux.

Adresse du Centre Equestre en charge du suivi sanitaire des chevaux et de les héberger pendant les périodes de crues du Bassin :
Ecurie de Chartreux
3 bis, rue Salle
91160 Saulx Les Chartreux
Tel : 01 69 09 99 14
Fax : 01 64 48 36 05

Et bien sûr l'adresse de NaturEssonne
6, route de Montlhéry
91310 Longpont Sur Orge
Tel : 01 69 01 50 23
Fax : 01 69 01 34 84

Philippe Piquot

19 mai 2006

Photo du Papillon Demi-Deuil reprise sur le site L'Internaute

Hébergement gratuit avec Mezimages.com

Cette nouvelle vous laissera naturellement plus de marbre que moi car quelle ne fût pas ma surprise et ma joie de découvrir une de mes photos, celle du Papillon Demi-Deuil commentée sur ce blog, en illustration d'un article sur internet ! Elle est éditée par le portail L'Internaute dans sa rubrique "Photo" ! Bien sûr, d'autres photographes en herbe illustrent cet article et ce n'est pas tout à fait un hasard si j'y suis puisque je dépose de temps en temps des photos sur leur site ; mais tout de même !

Cà me fait d'autant plus plaisir que ma photo illustre un article pour apprendre aux débutants à mieux photographier alors que l'objet de mes propres photos commentées est aussi de donner quelques bons conseils.

L'article en question s'intitule "8 astuces pour réussir vos photos de proximité" et il est accessible ici.

Ok, c'est également bon pour mon égo mais après quoi, on est humain, alors pourquoi bouder son plaisir ?! ;-)
Tiens, pour la peine, on peut y accéder directement !!! ;-)))

15 mai 2006

Un lieu, une énigme ... suite et fin

Merci aux bloggueurs qui ont participé à ce petit jeu et laissé une contribution. Voici donc le fin mot de l'histoire et des photos : le lieu, Evariste l'avait trouvé, c'est La Roche-Guyon.
C'est un magnifique village d'ailleurs classé dans les "Plus beaux villages de France".

Il est situé à une 40n de km à l'ouest de Paris, entre Mantes La Jolie et Giverny (où se trouve la très belle maison du peintre Monet dont les jardins ont inspiré les plus grandes de ses peintures). Il est niché au creux des falaises de craie qui bordent la Seine, dans une des boucles qu'elle forme dans cette région.
Enfin, pour ceux qu'un week-end tenterait dans ce petit coin, sachez que nous sommes aux portes d'une très belle région : le parc régional naturel du Vexin français, qui est à voir aussi bien pour ses paysages naturels (ont y trouve entre autre, chose rare, d'immenses champs de coquelicots) que pour son histoire et ses nombreux témoignages d'architecture médiévale.

L'idée du tryptique était de montrer les 3 facettes du chateau de ce village éponyme :
* Un donjon datant du XIIem siècle, construit au bord d'une falaise et dont la hauteur offre un merveilleux panorama sur toute la vallée de la Seine. L'idée de la photo "en haut" était de suggérer cette hauteur et la verticalité de l'endroit en donnant presque l'impression de voler au dessus du village.
* Un chateau bâti un peu plus tard au pied de la falaise et du donjon, dont la beauté attire chaque année de très nombreux touristes et parisiens en goguette (photo "en bas")
* Un passage reliant l'un à l'autre, creusé dans la falaise elle-même et insoupçonnable pour le simple badaut. Quand nous l'empruntons, seule la pente, très forte, nous rappelle la présence de la falaise et la direction qu'il emprunte (photo "au milieu")

Si cette note vous a rendu un peu curieux, n'hésitez pas à y passer une journée car outre le chateau et le village à visiter ; outre Giverny et la Parc Naturel, il y a de nombreuses ballades à pied à réaliser dans les environs, notamment en suivant le GR2 ou des sentiers locaux.

En fait, j'ai de nombreuses autres photos du lieu et de la région que je mettrai en ligne le jour où j'aurai enfin pû les scanner !!!

Une dernière précision sur les 3 photos : j'ai l'habitude de suivre les règles "académiques" de la prise de vue, à savoir la règle des 3 tiers et celle des sens de lecture des occidentaux (ont lit de gauche à droite et de bas en haut).
La photo "en haut" est un bon exemple de la 1ere règle puisque l'église et la péniche, sensées "caler" le regard sont situées au croisement de ces fameuses lignes des tiers. Sans parler de la croix formée par les rues qui dit carrément "hey ! c'est là !!!".
La photo "au milieu" représente l'autre règle. En effet, le regard suit logiquement la rambarde qui part de l'angle inférieur gauche pour descendre vers un angle supérieur droit imaginaire. (Bien vu Privatwalk).
Le fait de partir du bas de l'image pour "descendre" vers le haut n'altère en rien le sens de lecture dans la mesure où notre cerveau est accoutumé à inverser un point de vue si nécessaire, comme lors d'une plongée (ici) ou d'une contre-plongée.

Voici 2 notes très complètes sur la règle des 3 tiers :
- chez Vincelette et sur le BlogPhoto.
Une photo commentée (pas par moi !) expliquant ce qu'est le sens de lecture d'une image. C'est chez Olivier Jollant.

Et pour ceux que la très riche histoire de ce lieu intéresseraient, voici un résumé assez bien fait.