27 juillet 2010

Flickr

This is a test post from flickr, a fancy photo sharing thing.

26 juillet 2010

Paris, ville lumière ...





Mise en ligne par photigule


Paris tient son surnom de "ville lumière" au fait d'avoir été la 1ère ville au monde à être éclairée par des lampadaires, ce qu'on appelait alors des "becs de gaz".

Ce soir de juillet, elle le devait simplement au soleil couchant que j'ai pu regarder depuis le sommet de la cathédrale Notre-Dame.

06 juillet 2009

Opération "jefaispousserunarbre.com"

Je Fais Pousser Un Arbre
Recommandé par des Influenceurs
(C'est sur la bannière ci-dessus qu'il faut cliquer ... en priorité :))


Toutes les photos de cette opération événementielle sur "Le Paris de Photigule"

 

jefaispousserunarbre.com_12

 

25 mars 2009

Anciens et nouveaux médias économiques : quel avenir commun ?

J'ai assisté le 10 mars dernier à une conférence organisée par la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris.

Il m'a semblé pertinent de partager avec vous mes notes sur l'intervention de Monsieur Beytout, DG du journal Les Echos. En effet en lisant, depuis cette conférence, différents articles sur l'avenir de la presse, il semble que la réflexion vers un retour du payant pour les contenus "online" soit véritablement lancée dans la presse. Et ce mouvement est, bien sûr, international et pas seulement franco-français.

Voici pour commencer les problématiques rencontrées dans le milieu de la presse et du journalisme.

Voici ensuite le CR de cette intervention qui apporte quelques solutions à ces problématiques tout en les rappelant :

 

Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris

Entretiens Friedland, en partenariat avec les Echos

 

Anciens et nouveaux médias économiques : quel avenir commun ?

 

Mardi 10 mars 2009

 

 

 

Exposé de Nicolas Beytout, PDG du Groupe Les Echos

 

 

Monsieur Beytout expose la situation dans laquelle se trouvent les médias en général aujourd’hui ainsi que celle de la presse économique en particulier.

 

Les médias sont en prise avec 3 crises simultanément.

 

· Une crise conjoncturelle : Les recettes publicitaires sont en baisse cette année de 5 à 40% en moyenne par rapport à l’année dernière. Or les recettes d’un quotidien proviennent pour 40-50% de la publicité.

On distingue la publicité commerciale, financière et liée aux PA (Petites Annonces).

 

- La PA a totalement migré vers internet.

 

- La publicité financière, réalisée par les entreprises cotées a également quasiment disparue de la presse écrite. Elle a essentiellement migré vers les sites institutionnels des entreprises et non vers la presse online.

 

Entre parenthèses, Monsieur Beytout souligne que cela contribue à accentuer le déficit de notoriété des entreprises. En effet, alors que par voie de presse les entreprises s’adressent à une population de masse – du moins à un large lectorat – elles ne s’adressent désormais plus qu’aux seules personnes allant par elles-mêmes chercher l’information sur ces sites institutionnels.

 

Monsieur Beytout précise qu’il est communément admis dans la profession que 90% de la valeur sur ces segments en presse a été perdue et que cette perte est définitive.

Pour exemple, le Financial Times avait il ya quelques années un CA de 100M€ sur ces segments. Il n’est plus que de 10M€ aujourd’hui !

 

- Le segment de la publicité commerciale n’est pas évoqué sinon pour souligner un effet négatif : la crise des recettes des ventes aux N°. Effectivement, le prix de vente des espaces publicitaires est inversement proportionnel au nombre de N° vendus.

 

· Une crise structurelle : La presse papier connaît une mutation et une migration inexorable vers le « digital ». Or, avec l’éparpillement et l’augmentation de l’offre d’espaces online (chaînes TNT, internet), la valeur du modèle économique traditionnel est détruite. Il faut ajouter à ce phénomène de transfert celui de gratuité de la presse et des supports online et, enfin, celui du contrôle des contenus online et de leur monétisation.

Pour terminer, la publicité sur internet est beaucoup moins rémunératrice : le CPM est de plus en plus dérisoire et tend vers 1€.

 

· Une crise existentielle : Il s’agit de la crise qui touche au métier même du journaliste.

Monsieur Beytout rappelle les 3 caractéristiques principales de ce métier :

 

o Trouver de l’information.

Cet aspect relèvera de plus en plus des témoins d’événements, lesquels disposent des moyens de diffuser l’information (téléphones portables avec appareils photo et vidéo incorporés), et de moins en moins des médias.

 

o Sélectionner l’information.

Cet aspect relève déjà sur internet de robots et notamment de Google qui, en tant que moteur de recherche disposant d’un quasi monopole, impose sa logique de sélection qui n’est pas celle des organes de presse. En effet, l’information est sélectionnée en fonction du nombre d’occurrences sur des mots clefs et non sur des critères de diversité et d’exhaustivité.

Ce phénomène induit une sorte de « course à l’échalote », chaque organe de presse faisant en sorte que son contenu, pour une actualité couverte par tous, soit classé en premier lors d’une requête sur le moteur de recherches Google.

 

o Hiérarchiser l’information.

Ce dernier aspect se réfère à la ligne éditoriale de chaque journal : il s’agit de la décision prise de mettre en avant telle information au détriment de telle autre. Cette ligne éditoriale est désormais pulvérisée par l’avis du public, au détriment de l’avis critique du journaliste ou de son opinion.

 

Il faut ajouter à cela une crise du savoir-faire professionnel :

Si aucun nouveau média n’a jamais fait disparaître les précédent jusqu’à ce jour, c’est sans doute car chacun apportait des éléments complémentaires : l’information ne se décline pas de la même manière par l’image, par le son ou par l’écrit. En plus, chaque individu peut avoir une inclination particulière pour l’un ou l’autre de ces médias. Par contre, internet mélange tous ces médias et réunit l’écrit, le son et l’image animée.

 

 

Monsieur Beytout introduit ensuite les enjeux principaux de la presse :

 

· La convergence

· La monétisation

· La R&D

 

Afin de relever ces défis organisationnels, il est essentiel de mettre l’accent sur la marque plutôt que sur la Rédaction. Le Groupe Les Echos a choisi de fusionner les rédactions par marques.

L’organisation traditionnelle d’une rédaction était rythmée par l’échéance du bouclage, quotidien ou hebdomadaire.

La nouvelle organisation doit, elle, produire en permanence de l’information en tenant compte, de surcroît, de ces échéances de bouclage qui perdurent tant qu’existent des versions papier.

Cette permanence du contenu introduit le problème du droit d’auteur, lequel n’est pas encore réglé. Il introduit enfin le problème du contrôle de ces contenus et du sens qu’une rédaction veut leurs donner.

 

En conséquence, le Groupe Les Echos investit en permanence sur la marque. En parallèle, le papier n’est pas délaissé car il développe la notoriété, y compris vis-à-vis du contenu en ligne.

 

 

Quelle différence principale peut-on faire dans ce contexte entre la presse généraliste et économique ?

La première est plus menacée que la seconde car ses informations peuvent être trouvées partout ailleurs (concurrents directs et autres médias).

 

 

Existe-t-il des solutions ?

 

Face à la menace d’internet, nombreux sont les journaux à avoir tenté de monétiser leurs contenus en ligne. La plupart, y compris de grands titres américains, ont fait machine arrière pour une raison évidente : cette monétisation ne remplaçait pas les pertes de la vente au N°. Par ailleurs, la crainte était bien réelle de voir le lectorat se détourner définitivement vers d’autres contenus, gratuits.

Monsieur Beytout explique que le Groupe Les Echos est parvenu à renverser la « proposition marketing » de cette manière : tandis que la majorité des journaux vantaient un accès payant avec un minimum de contenu librement accessible, Les Echos ont misé sur un site librement accessible. Or, chaque contenu gratuit renvoie vers d’autres contenus, lesquels sont eux payants.

Cette manière « d’attirer » les internautes se traduit par une augmentation de 10% des recettes publicitaires cette année alors que dans le même temps, le principal concurrent affiche une diminution de 10% des siennes.

 

Le Groupe Les Echos va investir sur de nouveaux supports de diffusion des contenus.

Un exemple est celui du livre électronique de Sony, le Kindl, qui permettra d’irriguer davantage la marque.

 

 

L’objectif ?

Il s’agit de faire converger les différents médias pour mieux les monétiser, ce qui semble pouvoir conduire à un équilibre financier après le creux conjoncturel que nous connaissons actuellement.

10 décembre 2008

Communication Corporate

Le questionnaire en question :

 

Enquête DIRCOM ML.doc

21 septembre 2008

Le Kiosque d'Ivan Levaï - France Inter - D14 sept08

dimanche 14 septembre 2008

Le Kiosque d'Ivan Levaï - France Inter

http://radiofrance-podcast.net/podcast/rss_10626.xml

 

Bonjour à tous et merci au journal Le Monde qui offre gratuitement à ses lecteurs, cette semaine, le tome 1 de la Comédie Humaine !

Dans cet ouvrage, publié aux éditions Garnier, « "Le Père Goriot », « le Colonel Chabert » bien sûr, que tout le monde a lu au lycée ou découvert à la télé, mais également une nouvelle de 25 pages intitulée : « La messe de l’Athée ». Balzac a écrit cette Scène de la vie privée en 1836, mais la lire aujourd’hui renvoie à la plus brûlante des actualités. Et au centre du débat passionné entre la foi et la raison.

Je résume cette messe de l’Athée, qui n’a rien à voir avec la messe géante célébrée hier par le Pape aux Invalides, ni à celle qui sera dite à Lourdes tout à l’heure, devant 120.000 pèlerins français, espagnols, portugais et italiens.

Balzac raconte comment un chirurgien de l’Hôtel Dieu de Paris, qui ne croyait à rien, sinon aux vertus de la médecine, fut surpris un jour à suivre la messe à Saint Sulpice.

Etonnement des indiscrets de voir ce laïc, d’avant la séparation de l’Eglise et de l’Etat, recueilli face à des prêtres dont il dénonçait volontiers la farce et les mômeries.

Enquête réalisée, on s’aperçut que le chirurgien en question répondait à la promesse qu’il avait faite à un pauvre diable, sans famille, qui l’avait secouru lorsqu’il était étudiant pauvre, chassé de son logis, rue des Quatre-Vents. Lui, le démuni, avait été aidé par un indigent aussi pauvre que lui, mais charitable.

D’où cette jolie conclusion signée par un Balzac de 37 ans, que l’on pourrait remettre dans la bouche des politiques qui s’expriment sur la visite en France de Benoit XVI dans les journaux dominicaux.

Mon bienfaiteur avait la foi du charbonnier. Il aimait la Sainte Vierge comme il eut aimé sa femme. Catholique ardent, il ne m’avait jamais dit un mot sur son irréligion. Quand il fut en danger, il me pria de ne rien ménager, pour qu’il eu les secours de l’Eglise. Je fis dire tous les jours la messe pour lui. Il craignait de ne pas avoir vécu assez sainement. Le pauvre homme ! Il travaillait du matin au soir.

A qui donc appartiendrait le Paradis, s’il y a un Paradis. Sa mort fut digne. Son enterrement ne fut suivi que par moi. Il croyait. Il avait une conviction religieuse, avais-je le droit de la discuter. J’ai donné à Saint Sulpice la somme nécessaire, pour y faire dire 4 messes par an. J’y vais en son nom et récite pour lui, malgré mes doutes, les prières voulues.

« Mon Dieu, s’il est une sphère où tu mettes après leur mort ceux qui ont été parfaits, penses à lui. Et s’il y a quelque chose à souffrir pour lui, donne-moi ses souffrances, afin de le faire entrer plus vite dans ce qu’on appelle le Paradis ».

Balzac. La Comédie Humaine. Page 424 du classique Garnier, que l’on vous remet gratos, avec LE Monde daté dimanche-lundi. Un quotidien qui titre sur Benoit XVI, mettant les jeunes en garde contre les pseudo-sagesses !

En page 17, deux documents à lire et méditer, que l’on croit au ciel ou que l’on n’y croit pas.

Le premier, reprend le discours de Nicolas Sarkozy et son point de vue réaffirmé sur la laïcité positive : « J’en appelle à une laïcité qui respecte, une laïcité qui rassemble, une laïcité qui dialogue et pas une laïcité qui exclut ou qui dénonce ».

Le second document publié par Le Monde, reprend la réponse de Benoit XVI au Président de la République et détache en titre cette phrase, qui pourrait inquiéter le chirurgien positiviste athée de Balzac : « Une culture purement positiviste serait la capitulation de la raison ».

Bigre, penseront les intellectuels, agnostiques, athées, contempteurs de la lettre aux instituteurs du très laïc Jules Ferry.

Bigre diront avec eux les lecteurs de Charlie Hebdo, qui titre cette semaine : « Dieu n’existe pas », sur un dessin de Charb montrant Benoit XVI déclarant dans une bulle : « Je m’en doutais».

Moins iconoclaste, vous lirez dans le Journal du Dimanche, sous la plume de Christian de Villeneuve, ce constat :

« Il se passe quelque chose en France ce week-end. Personne ne savait quel accueil recevrait Benoit XVI. Les autorités catholiques redoutaient même un bide dans ce pays où certains pensaient opportun de relancer une énième polémique autour de la laïcité ».

Et Villeneuve de s’ébaudir : « Pas un bide, un triomphe d’un Pape anti-star. Un triomphe peut-être du à sa sobriété, sa rigueur, sa profondeur, qui ont séduit les jeunes ».

Frédéric Mitterrand avance dans le même journal une autre explication : « Benoit XVI, dit-il, impressionne parce qu’il s’adresse autant à l’intelligence qu’à la raison ».

Le Pape est dans son rôle renchérit le socialiste Manuel Vals, avant de juger intéressant le propos de Benoit XVI sur la séparation du politique et du religieux. Et le même Manuel Vals réserve ses flèches à Nicolas Sarkozy qui aurait selon lui, dénaturé sa fonction.

Le député en appelle à Aristide Briand, lequel a porté la fameuse loi de 1905 qui disait que

« l’Etat n’est ni religieux, ni irréligieux, il est areligieux ». A l’inverse, Nicolas Sarkozy s’inscrit dans la lignée de Napoléon – ce qui n’a rien de rassurant – pour qui « il n’y a pas d’Etat sans religion et il n’y a pas de religion sans Etat ». Tout le contraire de la tradition française laïque et républicaine. En France, croire en Dieu n’est pas obligatoire.

Sous le titre : « Benoit XVI, le Pape théologien », Alain Duhamel relève : « Jean-Paul II s’adressait au monde et à l’ensemble de la société. Benoit XVI parle d’abord aux catholiques, en les regardant comme une minorité menacée par l’évolution de la société. C’est pour cela qu’il plaide en faveur d’une laïcité différente offrant plus de place aux religions dans l’espace public. Nicolas Sarkozy y est prêt mais la France laïque regimbe. Benoit XVI aura, certes, rencontré des foules imposantes, à Paris comme à Lourdes. Il ne s’illusionne pourtant pas. En dehors des cérémonies pontificales et des grands pèlerinages, la pratique religieuse catholique française ne cesse de reculer, 7 à 8 % tout au plus, contre la moitié de la population à la Libération. Moins de prêtres, moins de fidèles, moins d’obéissance à des règles qui paraissent chaque année plus désuètes. Le pape aime la France, mais redoute les Français ».

Quant à Michèle Stouvenot, elle souligne dans sa chronique le succès de Bernard Tapie devant la Commission d’enquêtes des députés et le compare à celui du pape devant les centaines de milliers de fidèles rassemblés :

« Soyons justes. Bernard Tapie terrasse les Français. Benoit XVI fait mieux : il les met à genoux. Il n’y avait qu’à voir la foule d’athées, impies ou simples pêcheurs se pressant pour lui. Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac, ces ennemis de quarante ans, réunis sur un même banc de prières. Nicoletta et Catherine Millet, l’auteur de « La vie sexuelle de Catherine M. » et autres « Jour de Souffrance », mains jointes, au couvent. Tout le gouvernement au garde-à-vous, mené par Michèle Alliot-Marie, ministre des Cultes, en garde à vue à l’UMP.

Voix douce à la Carla Bruni, mots mesurés, formules denses, il faut le confesser, le Saint-Père a été parfait. C’est bien simple. Adoubés par Benoit XVI, dans son tailleurs gris souris couventine, yeux baissés, genoux serrés, Carla ressemblait une petite fille modèle ».

11 août 2008

Réveillons-nous !!!!!!!

La Russie fond sur la Géorgie dans l'indifférence générale

Par Anne Applebaum | Slate.com | 10/08/2008 | 19H55

Alors que Moscou bombarde ce dimanche les faubourgs de Tbilissi et de Gori, l’Occident fait preuve de son impuissance.

 

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Pour avoir une ultime preuve que le terrorisme islamiste pourrait un jour être le cadet de nos soucis, il suffisait de regarder vendredi la couverture de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques par la BBC.

D’un côté de l’écran coupé en deux, des feux d’artifice étaient tirés tandis que des milliers de danseurs chinois aux costumes exotiques se contorsionnaient pour se faire colombes, cosmos ou autres…

De l’autre, des chars russes grisâtres faisaient route vers l’Ossétie du Sud, province rebelle de Géorgie. L’effet était frappant : deux des puissances mondiales émergentes étaient en train de s’exhiber. La différence, bien sûr, est que l’un de ces deux événements était en préparation depuis des années, tandis que l’autre, s’il n’est pas une surprise totale, n’était pas programmé pour cette semaine. Et cela aussi a un sens. La contestation chinoise du pouvoir occidental a des racines anciennes et est, d’une certaine manière, prévisible. De manière générale, les Chinois ne font pas de gestes brusques et n’essaient pas de provoquer de crises.

La Russie, au contraire, est une puissance imprévisible, ce qui rend toute réponse plus difficile. En fait, la politique russe est devenue si opaque qu’il est très difficile de dire pourquoi ce conflit « froid » vient de connaître une soudaine escalade.

Des sources russes disent que la Géorgie a, la première, lancé l’invasion de l’Ossétie du Sud, dans le but de pacifier cette région séparatiste. Pendant ce temps, la Géorgie dit que ses troupes ont pénétré dans la « capitale » d’Ossétie du Sud en riposte à des attaques rebelles de plus en plus fréquentes depuis une semaine -des années en fait-, mais aussi au bombardement aérien russe du territoire géorgien.

Un conflit aux racines anciennes

Mais il y a d’autres acteurs impliqués -paramilitaires, provocateurs, forces de maintien de la paix, dont certains membres (russes) auraient été tués- et une suite d’événements complexes à décrypter. Des tensions précédentes -en Ossétie du Sud et en Abkhazie, autre région géorgienne à avoir déclaré son indépendance- avaient pu être calmées sans recours à la guerre. Mais quelqu’un voulait, sans aucun doute, que cette guerre-ci éclate.

Les deux camps ont des raisons anciennes de combattre. Les Russes ont intérêt à empêcher Tbilissi de rejoindre l’Otan, ce que souhaite la Géorgie, démocratie à l’occidentale -que George Bush a qualifiée de « phare de démocratie ». De ce point de vue, les Russes vont probablement l’emporter. Aucun pays occidental ne voudrait d’un allié impliqué dans un conflit militaire majeur avec la Russie.


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Le pouvoir géorgien, au contraire, est persuadé que la menace constante d’une agression russe, couplée au refus occidental d’intégrer son pays à l’Otan, l’oblige à faire la démonstration de son autonomie. Le président géorgien Saakashvili a acheté des armes dans ce but. Ceux qui le connaissent savent qu’il était persuadé qu’un conflit était inévitable mais pouvait être gagné s’il était conduit intelligemment.

Vendredi soir, alors que les soldats russes se battaient en Ossétie du Sud -à seulement quelques dizaines de kilomètres de Tbilissi- il semblait que ses calculs étaient erronés. La Russie n’a pas envoyé 150 chars traverser la frontière pour perdre ce conflit.

Reste le fond de cette affaire : la Géorgie aurait dû faire marche arrière face au précipice -et elle devrait le faire si c’est encore possible- mais le déploiement russe, si massif et soigneusement préparé, pas seulement en Ossétie du Sud mais aussi en Géorgie, est totalement inacceptable.

Autre conclusion indiscutable ? Quel que soit le pays sur lequel on rejette finalement la faute de l’escalade de cette semaine, l’Ouest n’a que très peu d’influence sur le résultat final. L’appel de Saakashvili à l’aide et au soutien moral -« Il ne s’agit pas de la Géorgie, a-t-il déclaré à CNN, mais de l’Amérique, de ses valeurs »- ne rencontrera pas d’écho, à moins que Moscou ne le souhaite.

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Chacun fait de son mieux, c’est vrai : même si j’écris tout cela, des dizaines de diplomates et chefs d’Etat encombrent les lignes téléphoniques entre Pékin et le Caucase, essayant d’amener les deux parties à cesser immédiatement les combats et à ne s’occuper que plus tard de savoir qui a lancé les hostilités. Peut-être y arriveront-ils, mais peut-être aussi que ceux qui ont voulu que cette guerre démarre veulent qu’elle continue.
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Quoi qu’il en soit, c’était il y a deux, ou même quatre ans, qu’il fallait s’intéresser à ce conflit ; qu’est née cette faille de sécurité dans le Caucase ; que cette faille est devenue dangereuse ; que la guerre est devenue probable ; qu’il est devenu clair que la Géorgie, allié enthousiaste des Etats-Unis, ne s’en sortirait pas indemne ; qu’une invasion victorieuse de la Géorgie, pays dans lequel les Etats-Unis entretiennent des troupes, aurait des conséquences néfastes pour l’Occident. Tout cela était clair depuis longtemps.

Lâcheté, faiblesse, manque d’idées et, par-dessus tout, distraction d’autres événements, ont mené à cette absence de réactions. Maintenant, il est peut-être trop tard.

Article paru dans Rue89 avec la participation de Slate

 

Réaction personnelle

 

Cet article – le conflit de ces derniers jours en Géorgie – nous rappelle une vérité qui est sans doute dérangeante : la paix et la prospérité sont toujours fragiles et cessent brutalement dans des temps où on les imaginaient les plus durables.

Ce n’est pas de la Géorgie dont je parle mais de l’Europe et, dans une moindre mesure, de nous, français …

 

Quelques parallèles historiques permettent – je l’espère – d’en prendre conscience :

 

Dans les années 20, une Allemagne ruinée et humiliée par sa défaite en 1918 et les conditions du traité de Versailles, ce à quoi s’ajoute la crise de 1929, a engendré un nationalisme puissant lequel a débouché sur un nouvel Ordre, hitlérien.

La période de croissance incroyable qu'a connu l'Allemagne dans les années 30 s'est bâtie sur sa militarisation.

Après plusieurs annexions, en 1938, de pays ou provinces germanophones par l'Allemagne nazie, l'annexion de la Poméranie, province polonaise que se disputaient l'Allemagne et la Pologne depuis longtemps pour des raisons qu'on qualifierait aujourd’hui d'ethniques, a été la goutte d'eau qui a fait (enfin) réagir les Nations de l'Ouest.

 

Quel rapport avec les événements d'aujourd’hui en Géorgie ?

 

Dans les années 90, une URSS ruinée et humiliée après la Chute du Mur de Berlin et le démantèlement de son vaste territoire engendre un sentiment de fierté nationale de plus en plus fort qu'un certain Poutine va exploiter.

La période de croissance incroyable qu'a connu la Russie ces 10 dernières années ne s'est peut-être pas bâtie exclusivement sur une remilitarisation mais le monde a changé : la puissance d'un pays réside désormais dans les revenus dégagés par son industrie et par ses ressources naturelles et plus seulement par les commandes militaires de l’Etat.

Cependant les revenus colossaux du pétrole et du gaz russes ont permis à ce pays de reconstituer une véritable puissance militaire.

Après des différents répétés avec ses anciennes provinces (Ukraine, pays baltes, Ouzbékistan), après des conflits avec une autre ancienne province (Tchétchénie, 2 guerres et une occupation qui perdure), après des interruptions momentanées de l’approvisionnement en gaz de l’Europe (en rétorsion à son soutien à l’Ukraine qui veut intégrer l’Europe ?), voici maintenant venu le tour de la guerre en Géorgie, ancienne province qui elle aussi souhaite non seulement intégrer l’Europe, mais l’OTAN.

 

Que faudra t-il pour qu’on reconnaisse que la seule menace sérieuse qui pèse sur l’Occident, et plus particulièrement sur l’Europe, n’est pas l’islamisme (menace d’ailleurs instrumentalisée) mais une lutte d’influence entre les USA et la Russie ?

Vous pensiez sans doute que la guerre froide était terminée ? Je pense moi qu’elle a seulement changé de forme et s’est adaptée à « notre temps ».

 

Si le conflit de ces derniers jours en Géorgie n’est pas celui qui fait basculer le monde dans la guerre comme en 1939, on ne doit pas moins le prendre TRES au sérieux car il laisse apparaître une Europe plus faible que jamais ; or, l’histoire a hélas souvent démontré que l’Europe était un formidable champ de bataille car elle représente un enjeu géopolitique énorme …

 

Gardons à l’esprit, bien qu’il soit naturel de rejeter les mauvais augures (oui c’est bien ainsi qu’on dit), que l’Histoire bégaye …

 

Remarquons et inquiétons-nous de la multiplication, à travers le monde, de signes d’instabilité propices à des conflits : Moyen-Orient (toujours), aussi bien au sujet d’Israël et de la Palestine qu’au sujet de l’Irak et de l’Iran), mais aussi Soudan, Somalie, Kenya, Pakistan, Côte d’Ivoire, Angola, Afghanistan, Tibet (n’oublions pas que la Chine est-elle aussi communiste et pas vraiment démocratique quoiqu’en pensent les gens du CIO), Corée du Nord etc. sans oublier quelques dictatures soutenues par de grandes puissances, un exemple étant donné par la Birmanie …

 

Prenons réellement conscience que les ressources naturelles (pétrole, certains minerais, ressources agricoles, eau etc.) sont également des enjeux essentiels particulièrement lorsqu’elles se font rares.

 

Ne négligeons pas de subir nous-mêmes, pays occidentaux, une forme de désintégration politique sous l’effet d’une crise économique « de trop », après celles des subprimes (qui devrait être pire en 2009 que jusqu’à présent), après celle de l’augmentation de l’ensemble des matières premières (qui n’est certainement pas terminée même si des rémissions temporaires peuvent survenir).

 

Enfin, ne négligeons pas les effets d’autant plus dévastateurs des inégalités sociales croissantes, qu’elles s’expriment toujours par une « explosion de colère » lorsque les grognements répétés sont restés inaudibles par nos dirigeants …

 

En définitive, si je pense personnellement pouvoir échapper à une 3eme guerre mondiale ces 20 prochaines années, je ne suis pas rassuré pour des générations plus jeunes quand je vois que tous les signes alarmants que j’ai cités se font de plus en plus nombreux année après année.

 

Que faire me direz-vous (si mon alarmisme ne vous fait pas sourire) ?

 

Ce n’est pas simple mais c’est possible ; faire changer les mentalités et priorités autours de vous : l’individualisme, le matérialisme et tous les « ismes » (à part celui-ci, très inoffensif : « isthme ») sont dangereux pour la société à trop fortes doses, or une société soudée intérieurement et ouverte sur l’extérieur est un très bon rempart contre un conflit car elle crée de l’ordre et de la justice au lieu de l’anarchie (société désagrégée) et de l’arbitraire (société totalitaire) lesquelles me paraissent être 2 signes puissants de conflits à venir.

Analysez tous les conflits passés que nous avons connus, y compris les décolonisations et vous vous en rendrez compte.

 

Comment changer ces mentalités ? Comme dit le proverbe, « charité bien ordonnée commence par soi-même », ce qui signifie qu’il faut commencer par s’occuper de ses propres défauts avant de s’occuper de ceux des autres.

Ensuite, ce ne sont pas les possibilités qui manquent : activisme dans des associations, syndicalisme, militantisme, action politique, influence à travers le nouveau média qu’est internet et qui permet à chacun à la fois de fédérer des opinions mais aussi de produire du contenu (ce texte en est un par exemple) etc.

 

Quant au(x) combat(s) à mener, ils n’ont jamais été aussi nombreux : une meilleure éducation de nos enfants ou une meilleure Education pour nos enfants ? Plus de générosité et d’ouverture pour nos voisins de palier ou pour nos voisins africains ? Ecologie ? Développement Durable ? Recyclage des déchets ? Plus d’automobile ou plus de train ? Plus de loisirs pour se reposer, de travail pour dépenser, thésauriser, ou de temps pour « militer » ? Quelle Justice pour demain ? Allez-vous défendre le Darwinisme ou vous laisser séduire par les sirènes du Créationnisme ? Regarderez-vous aussi les JO en Russie ou pas ?

 

Etc. etc.

A vous d’inventer le combat qui vous convient le mieux, l’essentiel étant que celui-ci ne profite pas qu’à vous mais à la Société dans son ensemble !

Et oui, j’ai bientôt 40 ans et je suis toujours un utopiste pour les uns ; un rêveur pour les autres …

Pourtant, je n’oublie pas que les plus grandes réalisations de l’Humanité ont germé dans le cerveau d’un seul homme avant d’être reprises par d’autres.

Non, ce n’est pas à moi que je pense en cet instant, mais à Jules Vernes. J’aurais pu citer Léonard de Vinci ; hélas cet incroyable génie a eu l’audace d’une démarche scientifique qui rendait probables dès leur naissance ses idées ! Jules Vernes, lui, s’est contenté d’écrire des romans qu’on qualifierait aujourd’hui de science-fiction – au moins d’anticipation – ce qui fait de lui, précisément, un imaginatif plutôt qu’un homme sérieux ;-)

De même, ce sont souvent des gens ordinaires qui ont bouleversé le Monde. Pourquoi ordinaires me direz-vous, si vous pensez à de trop illustres personnages ? simplement parce qu’avant d’être homme, nous sommes tous enfants et il ne me semble pas que nous naissions forcément avec des programme dans la tête …

 

Donc c’est bien à chacun de nous d’agir et chacun d’entre nous, y compris le plus « ordinaire » a le pouvoir de changer le court des événements.

Votre réaction ... ?

 

 

10 janvier 2008

Cité des Figuiers - Paris 11em - Façade aux éléphants

Bonjour,

Pour ceux qui viennent de mon blog photo, voici l'interview en question :

podcast

Pour les autres, allez d'abords faire un tour sur le blog photo en question, "Le Paris de Photigule" afin de comprendre à quoi se rapporte ce podcast ...

 

8db5c5c58a8e1e4d56608878381b634f.jpgPourquoi de tels détours pour publier un fichier mp3 ?

Mon hébergeur, BlogSpirit, propose un photoblog de qualité, dissocié du weblog ici présent.

L'inconvénient, par contre, est que l'interface de ces photoblogs est faite pour accueillir une photo par note et une seule et aucun autre type de document. C'est donc toujours pour moi un casse-tête de faire une note comportant plusieurs photos et plus encore s'il y a maintenant des fichiers sons.

Pour les multiples photos présentes dans chaque note, je m'en sorts en déposant les photos sur des sites tels que Flickr, Mezimages etc. et en ne plaçant dans mes notes que les liens vers ces sites.

Je connais bien l'équivalent pour les fichiers vidéos (YouTube par exemple), mais hélas pas pour les fichiers sons.

Si vous, vous connaissez un tel site ou une solution, merci de me souffler l'info ;-)

Ceci dit, soyez pédagogue s'il s'agit de FTP car je n'ai jamais utilisé ce type de service ; et non !

Merci d'avance !

Photigule

 

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01 janvier 2008

BONNE ANNEE 2008 !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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02 août 2007

Un concours photo bien sympa ...

d7103d838b2745f0970acba1212f1f96.gifBonjour, bonjour !

Et non, ce blog n’est pas mort … et moi non plus ! ;-)

J’espère qu’il me reste quelques visiteurs car j’ai une proposition à vous faire que vous ne pourrez pas refuser ! bien sûr, il faut aimer la photo, mais en plus, il faut aimer aider son prochain !!!

 

 

33ecee29208e11a94e64e5133194ac6b.jpgBon, que je vous explique :

Canon organise des concours photos et verse pour celui-ci 50 centimes d’euros à la Croix-Rouge pour chaque photo que vous téléchargerez sur leur site. En ayant eu 39 photos d'acceptées, faites le compte vous-même ... ;-)

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Existe-t-il meilleure manière de concourir, je vous l’demande ??? Et avec çà vous gagnez un appareil Ixus 70 si vous êtes sélectionné !

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Donc bien sûr, inutile de vous encourager à faire comme moi, je sens que vous avez de la bonté d’âme ; par contre, que diriez-vous de voter pour moi tant qu’vous y êtes ? allez, à vote bon cœur msieurs-dames ! ;-)

 

 

 

Voici tout ce qu’il faut savoir sur ce concours et cette opération caritative :

http://fashion.canon-europe.com/aboutsite.html

 

 

911e86a8ec4a5fe58661ed41a7b850c6.jpgPour télécharger vos photos, c’est ici :

http://www.canon-europe.com/About_Us/index_wespeakimage.asp

 

 

 

 

 

653dbaba91fbcee3595850163e825630.jpgEt pour voter pour votre serviteur, c’est là :

http://fashion.canon-europe.com/searchandcreate.html

 

Vous indiquez « photigule » en mot clé et vous trouverez mes photos …

 

 

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Merci et bonne chance à vous !

Photigule